Alexandre Vinet  (1797-1847)



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Alexandre Vinet a été couramment considéré comme le plus grand penseur évangélique de son siècle, un Pascal protestant a-t-on même dit. Qu'en est-il aujourd'hui ? Comme beaucoup de gloires passées, son nom demeure cependant que ses oeuvres ne sont guère lues. Mais le lecteur moderne qui les découvre éprouve l'impression de se trouver face à un véritable phénomène. C'est que Vinet réunit dans sa personne deux astres, deux mondes dont on avait oublié qu'ils gravitaient autrefois l'un autour de l'autre : le monde de la littérature classique et celui de la pensée chrétienne. De leur lumineuse conjonction se projettent des rayons étonnants, des noms aux couleurs nouvelles pour nous : Racine, Pascal, Bossuet, La Bruyère, Massillon, Bourdaloue... En bref Vinet nous téléporte au grand siècle ; et c'est peut-être ce trait qui nous semble le plus caractéristique chez lui : le sens du grand.

Sur le plan théologique, Vinet surprend également par des combinaisons inhabituelles entre l'érudition protestante, qui a été à la base de sa formation, et le piétisme ou les idées du Réveil, qu'il découvrit et adopta lorsqu'il était jeune professeur de littérature à Bâle. Cette double origine a valu plus tard à sa postérité d'être malicieusement réclamée par certains protestants libéraux, (ce que Vinet est à cent lieues d'être), tandis qu'elle se voyait rejetée du biblisme anglo-saxon, que les seules sympathies de Vinet envers des écrivains catholiques suffisent à exaspérer. La vérité c'est que tant du point de vue de l'histoire, que de celui du sens des mots, Vinet est un véritable protestant évangélique ; dans la constellation spirituelle qui s'est levé sur l'horizon suisse au dix-neuvième siècle, il occupe même la place d'une étoile de première grandeur.

La courte vie de Vinet aura été marquée par une activité et une productivité tout à fait remarquables compte tenu de sa santé défaillante et des grandes tristesses dont ses deux enfants ont été l'occasion. On dit volontiers des écrivains chez qui souffrances et douleurs ont été de fidèles compagnes, qu'ils sont teintés de mysticisme. Vinet n'a pas échappé à cette critique. Mais peut-être est-ce là aussi la source de sa profondeur, telle qu'elle se dévoile dans son cours sur l'Epître aux Colossiens, et le secret d'un auteur dont les accents antiques nous semblent si proches.

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