Charles-Édouard  BABUT  (1835-1916)



Etude biblique sur la RédemptionPDF HTML e.Pub
Critique du symbolo-fidéismePDF HTML  
24 sermonsPDF HTML e.Pub
Sermons prêchés pendant la guerrePDF HTML e.pub


Une rue à Nîmes porte son nom ; C.-E. Babut a exercé pendant 52 ans son ministère pastoral dans cette ville dont il a marqué la mémoire, non seulement par la qualité de sa prédication, mais encore par son engagement dans diverses entreprises philanthropiques. Né dans une vieille famille protestante française, il débute son ministère en 1862 à Beaumont-lès-Valence, et le continue deux ans plus tard à Nîmes ; en 1868 il devient gendre de Louis Bonnet en épousant sa fille Hélène, dont il aura dix enfants.

Sur le plan théologique, C.-E. Babut se caractérise par un protestantisme évangélique irréprochable. De 1907 à 1910, il donna à la faculté de Montauban des Études bibliques sur la Rédemption qui eurent un certain retentissement. Lors de la vogue du symbolo-fidéisme (mouvement initié par Auguste Sabatier et qui, sommairement, remet en question la nécessité de croire au sacrifice de Christ pour être sauvé), C.-E. Babut prit une position sans ambiguïté. Au point de vue homilétique ses sermons sont des modèles de clarté dans la structure, de fidélité biblique, de culture et de style.

Mais c'est peut-être le courage manifesté les deux dernières années de sa vie qui aura le plus impressionné ses concitoyens. En 1914, alors qu'éclatait la première guerre mondiale, vieillard usé par une longue carrière et sur le point de prendre sa retraite, il décide de prolonger son service, face à la pénurie de jeunes hommes, partis au front. Le 28 février 1916, son fils Ernest tombe au champ d'honneur en Belgique. Le dimanche suivant, surmontant sa douleur, il monte en chaire et prêche un sermon intitulé Nos deuils. On pourra le lire dans le recueil Sermons prêchés pendant la guerre). Tel Siméon, l'indéfectible soldat persévère jusqu'au bout, jusqu'au 18 septembre 1916, où le Seigneur le relève enfin de son poste : Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.

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